Les cymbales, très anciennes, remonteraient à 1200 avant JC vers la fin de l'âge de bronze qui débute vers -2700 avant JC. Elles ont des fonctions spirituelles, leur sonorité mystique incitant à une forme d'élévation. Elles sont également utilisées lors d'événements guerriers, leur puissance pouvant tout autant effrayer l'ennemi.

Nombre de fondeurs ont cherché l'alliage parfait. En 1618, Avedis Ier, alchimiste arménien de Constantinople, aurait découvert un alliage très apprécié pour sa musicalité. En 1623, il reçoit l'accord du Sultan Murad IV pour quitter le palais Ottoman où il exerce pour créer sa propre fonderie de cymbales.

Au début du 20ème siècle, pour les cymbales suspendues, les batteurs n'ont guère le choix entre des modèles fabriquées en feuilles de cuivre repoussées, sans grande qualité sonore et des cymbales chinoises tonitruantes. Des cymbales turques sont cependant également vendues par paire puisqu' initialement destinées aux cymbaliers d'orchestres.

En 1929, le Jazz est en plein essor.

L'entreprise Zildjian s'installe aux Etats-Unis où elle pérennise et modernise son savoir-faire. À la demande des batteurs de Jazz, sont produites des cymbales plus légères, plus fines et moins bruyantes pour jouer le fameux Dingading chanté Chabada en France. Différents modèles de cymbales suspendues sont imaginés : Ride, Splash, Crash, Swish ainsi que la cymbale rivetée. Les cymbales et les gongs chinois sont également très réputés. Ce sont, avec les cymbales turques, celles qui équipent les premières batteries. Wuhan, du nom de la ville désormais bien connue, est l'un des principaux fabricant.

Les alliages sont restés secrets au sein des entreprises. Les légataires se le transmettent oralement. Il s'agit de préserver et d'entretenir le mythe de l'alchimie. Secret de polichinelle pour tout fondeur puisqu'il s'agit simplement de bronze. L'alliage est la combinaison du cuivre et de l'étain. Les cymbales de qualité sont de norme B20 composée à 80 % de cuivre et 20 % d'étain et de parait-il, quelques traces d'argent. Il existe aussi la norme B8, qui ne contient que 8% d'étain pour 92% de cuivre. En Italie, l'Unione Fabbrican7 Italiani Piac (UFIP) développe en 1931 un système de fabrication

spécifique : le rotocasting.

C'est finalement l'artisan qui en martelant et ciselant chaque cymbale à la main en détermine la caractéristique unique. Les cymbales participent singulièrement à la couleur du son du batteur.

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