Au début, les peaux sont des parchemins, le plus souvent en chèvre ou en veau. Ces peaux sont fragiles et sensibles aux variations de température et d'humidité. Leurs tensions fluctuent et elles doivent sans cesse être réglées pour tenir la justesse et garder une bonne sonorité. Aussi pour réduire l'humidité on peut installer des lampes dans les fûts ce qui a également l'avantage de rétro-éclairer la peau de grosse caisse et de mettre en valeur ses éventuelles peintures.

Les peaux actuelles sont en réalité des membranes de Mylar®, un matériau très résistant inventé par Dupont de Nemours au début des années 50. Cette membrane, utilisée dans l’aérospatial, a une très grande résistance à la traction, aux chocs et à l’humidité. Elle résiste également à des températures importantes - jusqu'à +150°c - et se décline en différentes épaisseurs.

C'est en 1957 que Chick Evans puis son confrère Belli Remo tendent un film de Mylar en guise de peau. Le succès est immédiat. Cette évolution participe à la standardisation des diamètres des fûts. Jusqu'alors, en France notamment, les tambours sont aux mesures métriques et non standardisées, chaque fabricant en déterminant ses propres mesures. La norme internationale en pouces est retenue vers 1963. Les batteurs peuvent ainsi acheter les peaux de leur choix chez n'importe quel fabricant dont les Dermaplastics chez ASBA dès 1958.

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