L'ancêtre de la pédale charleston date du 3ème siècle. Il s'agit du Scabellum qui a pour fonction d'indiquer la mesure aux danseurs !

En 1925, le deuxième pied du batteur est doté d'une pédale actionnant deux cymbales superposées. Le batteur mobilise enfin ses 4 membres, tel un véritable homme-orchestre des percussions. Vic Berton, percussionniste américain, publie un premier brevet appelé appareil d'orchestre qui actionne deux cymbales au ras du sol. Cette pédale est également appelée Snow shoe aux États-Unis. Les cymbales sont inclinées, leur contrôle est assez difficile et ne permet globalement que de les entrechoquer.

Dans un deuxième temps, avec le Low Sock cymbal, également nommé Low boy, les cymbales sont alors placées parallèlement à l'horizontale. La première, fixée à l'extrémité d'une tige choque avec précision la cymbale du dessous. En 1927, Walberg et Auge, facteurs d'accessoires pour les plus grandes marques US de l'époque, surélèvent les cymbales sur un tube d'une cinquantaine de centimètres. Il s'agit du High hat qui permet aux batteurs de combiner l'ouverture/fermeture des cymbales avec la frappe avec les baguettes. Cet accessoire est nommé pédale charleston en France. Un nom probablement donné en référence à la danse qui rencontre un grand succès à l'époque. Curieusement, aucun brevet n'est alors déposé pour cette invention qui fixe pourtant l'agencement de la batterie moderne.

En 1934, Max Elloy et ASBA proposent une alternative avec une pédale qui, grâce à un câble, permet de disposer la charleston là où l’on veut dans le set. Un ingénieux système qui ne remportera pourtant l'adhésion des batteurs qu'à la fin du 20ème siècle.

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